Commentaires statut embryon mort né  posté le dimanche 16 mars 2008 11:10

COMMENTAIRES.. Par MAGENTA (pesteux génétique ) 17H01    07/02/2008 Moi je ne me sens pas très concerné car je produis très peu à mon âge mais ne faudrait il pas aller jusqu'à nommer les spermatozoïdes , ne sont ils pas vivants eux aussi avec leur petite queue gracieuse qui s'agite comme pour faire coucou !!! Par la champenoise 17H05    07/02/2008 Que le foetus ne soit plus traité comme un déchet médical, entièrement d'accord. Qu'il soit porté sur le livret de famille si les parents le désirent encore d'accord. Mais déclarer qu'un foetus de 16 semaines est un enfant, et accorder un congé de maternité pour que la mère puisse faire le deuil, il ne faut pas abuser. Quand mon bébé de 4 mois est mort, je n'ai pas eu droit à un congé pour faire mon deuil, pas plus que lors du décès de son frère à 3 ans....Et pourtant, à ce compte-là, ils ont eu moins d'importance qu'un foetus de 16 semaines. Ce pays marche vraiment sur la tête, mais, je soupçonne notre très "religieux" président et son entourage de pouvoir à un moment ou un autre (selon les mauvais résultats de sondage),y trouver un pretexte pour supprimer la loi concernant l'IVG ou, sans la supprimer, faire en sorte qu'elle ne soit puisse plus être appliquée. Par Xounais (étudiant en droit (paris 12)) 17H22    07/02/2008 La question n'est pas de savoir comment doit être traité le foetus...le problème est bien plus grave. Si la question se résumait à cela, on aurait depuis longtemps reconnus l'enfant mort né... . Cet arrêt est en effet fort fâcheux...admettre l'existence en tant que personne humaine du "mort né" c'est contredire la jurisprudence sur l'IVG... . En effet, admettre que le foetus est un "être humain" à part entière, c'est a fortiori admettre qu'une atteinte à son intégrité est passible de sanctions pénales ! Considérer le foetus comme un être vivant revient à qualifier de meurtrière toutes les femmes de ce pays qui recourent à l'Interruption volontaire de grossesse. D'ailleurs la Cour de cassation, dans un élan (ponctuel) de logique mais contradictoire, reconnait qu'une telle intégrité ne peut entraîner des sanctions pénales. En conclusion, le maître mot est "prudence". A mon avis il est fort peu probable qu'il s'agit d'un arrêt de principe, mais plus un arrêt d'espèce. Pour le moment il s'agit plus d'une décision isolée de la Cour de cassation, et on peu supposer un revirement d'ici peu... . K.B Par laurence_fehr (formatrice à Nouméa) 21H06    07/02/2008 C'est une mère, à fond pour le droit à l'IVG, qui vous répond, se basant sur ce que peut éprouver une femme dans sa propre chair! La perte d'un enfant est un évènement douloureux.La naissance d'un enfant mort-né reste malgré tout une naissance. La femme a conscience de perdre un être vivant indépendant de sa propre chair. Peut-être faudrait-il redéfinir juridiquement le concept de naissance qui permette de donner une identité à un être. Serait susceptible d'avoir une identité "l'être né", qu'il soit né vivant ou mort. Cela permettrait aux mères de faire leur deuil, de bénéficier d'un congé de maternité et d'une reconnaissance de leur douleur(comment retourner travailler quelques jours après une perte aussi douloureuse ?). Une nouvelle définition de la naissance ne remettrait pas en cause le droit à l'IVG qui reste un acquis social de première importance. Par PMB (lecteur écriveur) 21H31    07/02/2008 On a raison de s’inquiéter de l’utilisation que vont pouvoir faire les associations intégristes. Il faudra donc être vigilant. Mais pour avoir vu de près le degré d’inhumanité que les milieux hospitaliers peuvent parfois atteindre au nom de la pure technique et du sang-froid dans le soin, oubliant les personnes pour ne voir que les pathologies, pour avoir eu dans mon entourage des parents ayant vécu ce drame, je peux comprendre cette décision dans ce qu’elle permet aux familles endeuillées. Mais je poserai quand même une question : va-t-elle à elle toute seule aider les parents à faire leur deuil ? Cela parce que je crois que notre époque a une approche biaisée, floue, de la mort. Autrefois, notamment parce que les conditions de vie étaient moins faciles, et parce que la religion était plus présente, la mort était mieux acceptée, plus visible (mais je ne dirai pas qu’on en souffrait moins). Aujourd’hui, avec les progrès de tous ordres, avec l’idéologie du bonheur à tout prix, la mort est devenue obscène, anormale. Ce contraste normal/obscène, je l’ai vécu avec la mort de nos parents. Notre père est mort « à la maison » : huit jours d’un agonie paisible où nous avons tous pu prendre congé de lui, le voir entrer dans la mort lividité comprise. Notre mère, deux ans après, est morte à l’hôpital anonyme. Juste après sa mort, les embaumeurs du lieu l’ont maquillée : quand j’ai vu revenir cette fausse-vivante, cette caricature de notre mère, je me suis fait une sacrée colère. Obscène, anormale, donc on la cache, on la nie, on fait comme si le mort vivait toujours : on s’adresse à lui, et au présent, on l’associe aux rites des vivants, on publie des avis d’anniversaires parlant de « présence permanente ». Or le deuil est fait pour que le vivant devienne, en un laps de temps raisonnable (et certes, variable, mais avec une limite) un vrai mort, à sa place de mort, pas un fantôme qui revient hanter les vivants et les empêcher de vivre. « J’ai peur de l’oublier » m’avait dit un jour un adolescent au retour de l’enterrement d’un camarade de classe. Autre cause de ces deuils impossibles. L’indispensable, la vitale mise à distance ne signifie pas oubli. Je l’avais rassuré avec cette métaphore : ton camarade sera comme ces habits d’enfance que tu ne peux plus porter mais auxquels tu tiens : rangé dans un tiroir fermé à clé. Tiroir fermé, mais tu pourras te servir de la clé quand tu voudras. Nos parents sont dans un colombarium moche comme pas permis où nous n’allons presque jamais, et pas en cérémonie. Mais nous pensons à eux, nous parlons d’eux pour un oui pour un non, surtout pour un oui. Un enfant mort doit donc avoir une place, et c’est bien si cette place est fixée par la loi. Mais qu’il n’empêche personne de vivre heureux. Au contraire. Je passe régulièrement dans un village où, à l’entrée, s’élève comme un autel à la mémoire d’un enfant mort d’accident à cet endroit. Je n’ose imaginer la vie de ses parents passant sans arrêt devant. Sans arrêt. Une douleur inapaisée, minérale, pire que le granit d’une tombe… Des amis avaient perdu un fille, la seule sur huit enfants. La photo trônait au milieu du salon. Quand on demandait aux enfants combien ils étaient, ils répondaient « nous sommes huit ». Je vous ferai grâce de ce qu’est devenue cette famille, qui n’a jamais pu s’éloigner de l’ombre du malheur. Par Nanouk 06H04    08/02/2008 Je ne vois pas en quoi le fait que l'administration reconnaisse l'enfant rend sa mort plus ou moins supportable. Et à mon avis on ne peut pas faire des lois sur tout... Moi j'aimerais une loi qui me permettre de déclarer à l'état civil tous les chiens qui sont morts pendant mon enfance et que j'aimais tant (pourtant j'ai fait une fausse-couche, mais la valeur que j'accorde à l'un ou aux autres est toute personnelle et ne devrait en aucun cas être dictée par l'administration ou la loi).  Par Tannhäuser 06H23    08/02/2008 Il vous est fort difficile, je vois, de vous mettre à la place d'une famille qui a fait l'expérience de cette douleur. Aussi ne pouvez-vous pas trop parler à sa place. Si telle famille a multiplié les démarches pour aboutir à ce résultats et en est soulagée, c'est qu'il y avait un besoin. Si un embryon est considéré par telle femme comme son enfant, pourquoi n'aurait-elle pas le droit de l'inscrire à l'état civil, en quoi cela vous regarde-t-il ?

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Du nouveau en justice...  (Législation) posté le dimanche 09 mars 2008 11:17

Blog de tscavort :ECJS : L'avortement, Du nouveau en justice...

La justice reconnaît l'identité d'un bébé mort-né

 Par Ophélie Neiman [ 16H27    07/02/2008 ]

 

Dans une décision controversée, la Cour de cassation autorise la déclaration à l'état civil d'un foetus né sans vie. Décision pour le moins surprenante de la Cour de cassation, ce mercredi. Un foetus né sans vie peut désormais être déclaré à l'état-civil, et ce quel que soit son niveau de développement. Une décision censée atténuer le choc d'une perte durant la grossesse, mais aux conséquences inquiétantes.

 

 A l'origine de cet arrêt, un couple qui a eu, entre 1996 et 2001, trois enfants morts-nés. Leur première demande devant les juges en vue de pouvoir enregistrer les bébés à l'état-civil est refusée. Décision confirmée en cour d'appel. En effet, depuis 1993, l'administration se base sur une définition de "l'enfant viable" établie par l'Organisation mondiale de la santé en 1977. Les enfants morts-nés ne peuvent bénéficier "d'une déclaration d'enfant sans vie" que si la grossesse a duré plus de 22 semaines, ou si le foetus pèse plus de 500 grammes. Dans le cas contraire, le foetus est considéré par l'hôpital comme une "pièce anatomique", et est incinéré avec les autres déchets biologiques. Désormais, il serait possible de réclamer le corps, de lui donner un nom et de bénéficier d'avantages sociaux propres aux mères, comme un congé maternité.

 

Réactions : contre

 Une menace pour le droit de la femme à disposer de son corps Marie-Laure Brival, médecin et présidente de l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (Ancic) se dit très inquiète. Pour elle, cette décision mène à la reconnaissance de l'identité d'un embryon dès sa conception, ce qui est une menace directe pour le droit de la femme à disposer de son corps: Maïte Albagly, secrétaire générale au Planning familial, se montre encore plus furieuse: "C'est une machination qui se met tranquillement en place pour préparer le retour à un ordre moral sur la société. Bientôt, on tiendra des registres sur l'ovulation! Un tel procédé est un bon moyen de contrôle de l'Etat sur l'avortement des femmes." Et d'ajouter que, normalement, les démarches administratives en cas de décès sont plus pesantes qu'autre chose.

 

Réactions : Pour

 A l'inverse, pour Florence Basset, présidente de l'association Clara, à l'origine de la procédure, cette décision permettra aux parents de faire leur deuil, comme elle l'explique au micro de France Info: Pour autant, il n'y aurait pas de conséquences pénales dans le cas d'un accident entrainant la perte du foetus.

 

Source : http://www.rue89.com

Laurène

 

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Actualité: du point de vue de l'Eglise.  posté le vendredi 29 février 2008 11:07

Blog de tscavort :ECJS : L'avortement, Actualité: du point de vue de l'Eglise.

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5 Octobre 2007 au Québec : des personnes en faveur de l'avortement ont manifestées contre des

groupes religieux manifestants quant à eux contre cette pratique.

 

L'article suivant pourra nourrir les arguments lors du débat qui aura lieu le 03 Mars prochain...

 

Bioéthique: L'Eglise défend les débuts de la vie

 

Un premier rapport d'étape sera présenté, en avril, à Lourdes, lors de la session de printemps des évêques. C'est l'archevêque de Rennes qui planchera devant l'assemblée plénière. Mgr Pierre d'Ornellas préside, en effet, le tout nouveau groupe de travail des évêques sur la bioéthique. Avec, à ses côtés, Mgr Maurice Carré, archevêque d'Albi et président de la commission doctrinale, il a précisé, hier, les enjeux en cours pour l'Église.

Ils tournent, essentiellement, autour du statut de l'embryon, comme l'avait déjà indiqué Mgr Vingt-Trois dans une interview exclusive à Ouest-France (édition du 18 février). « Il faut arriver à donner un visage, socialement, à l'embryon, qui puisse être reconnu par le droit, par les différentes pensées philosophiques, par les religions, par la société tout entière », a indiqué, hier, Mgr d'Ornellas. À l'appui de sa démonstration, il a eu cette exclamation : « Quand une femme est enceinte, elle ne dit pas : 'Oh ! mon embryon. Elle dit : Oh ! mon bébé'. Ce vocabulaire donne déjà un statut à l'embryon. »

Autant dire que, pour l'Église catholique, « l'embryon est déjà une personne », comme l'a rappelé, hier, Mgr Carré. « Pourquoi s'arroger un pouvoir sur lui ? » Et ce n'est pas forcément incompatible avec la loi Veil, estime Mgr d'Ornellas. « Cette loi ne se prononce pas sur le statut de l'embryon. Elle se prononce sur la situation des femmes en détresse. »

Pierre TANGUY.

 

extrait issu du Ouest-France du 20.02.08

 

 Lise

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Sondage  posté le mercredi 27 février 2008 17:17

 

Suite à un problème, le sondage présent auparavant a disparu.

Heureusement, les chiffres n'ont pas disparus (la mémoire est parfois efficace {#} ) et donc les 51 personnes venues donner leur avis ne se sont pas rendues sur ce blog pour rien :

 

QUE PENSES-TU DE L'AVORTEMENT ??

    - C'est une possibilité  78 %  (40 votes)

    - C'est une nécessité  20 %  (10 votes)

    - C'est un crime            2  %  (1 vote)

    - Je ne me suis jamais posé la question  0 %

TOTAL : 51 votes (merci à vous {#} )

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Débat: L'Embryon, chose ou être humain?  (Débat) posté le lundi 25 février 2008 18:09

Dès 1975, la question du statut de l’embryon humain a été débattue (loi veil) en terme de “droit à la vie”. Un peu plus tard, ce sera en terme de “responsabilité collective” à propos de la protection de l’embryon conçu en éprouvette, mis au congélateur et utilisé pour la recherche. Aujourd’hui encore le statut du foetus n’est pas claire et la question “L’ embryon est-il un êtres humain à part entière?” se pose encore...

 

 L’avis des uns et des autres peut se résumer ainsi:

- L’embryon est un simple amas de cellules, il n’est donc pas une personne

- L’embryon est une personne dès sa conception

- L’embryon deviendra un être humain à un moment qu’il est impossible de discerner ( L’homme est un être en devenir)

- L’embryon est une personne dès qu’il est indivisible (après le 14ème jours) ou dès lors qu’il a une concsience (Mais à quel moment a-t-on conscience de soi?)

 

1) Des éléments de réponse avec les chrétiens:

 Selon le “donum vitae” (instruction de la congrégation pour la doctrine et la foi 1987) “L’être humain doit être respecté et traité comme une personne humaine dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie”. C’est pour cela que l’avortement peut être concidéré comme un homicide et il en va de même pour la contraception. Tout cela sans compter sur le caractère sacré que possède la vie; Chaque être vivant a le droit de vivre, on a donc un devoir de le faire vivre; De plus, dans cette optique, Dieu est seul maître de la vie et par conséquent il est le seul a pouvoir déterminer qui doit venir à la vie ou non.

 

 2) Des éléments de réponse dans la loi:

 Les droits de l’Homme, juridiquement parlant, commencent à la naissance; “Les hommes naissent libres et égaux” selon la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Mais quand est-il avant la naissance? Les juristes font bien la distinction entre “une chose” et une personne; La personne est sujet de droit et la chose en est l’objet. Doit-on considérer l’embryon comme une chose? Ainsi, en 1986, le Conseil de l’Europe, dans la résolution 1046, disait que "l’embryon et le foetus doivent bénéficier en toutes circonstances du respect de la dignité humaine". Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dans son article 6, reconnaît que "le droit à la vie est inhérent à la personne humaine, ce droit doit être protégé par la loi ; nul ne peut être arbitrairement privé de la vie", tandis que la Convention américaine relative aux droits de l’homme reconnaît que "le droit à la vie doit être protégé par la loi à partir de la conception". La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme tient le même langage. Pour le droit international, le droit à la vie est reconnu et garanti à l’enfant dès avant la naissance.

 

3) Des éléments de réponse chez les scientifiques:

 La science a prouvée que l’Homme ne se fabrique pas d’un coup mais qu’il existe des “seuils de développement: - Dans le cas des 14 jours, lorsque l’embryon est indivisible (et qu’il forme donc un tout) on peut se demander si on peut parler d’individualité humaine? Mais cela remettrait en question la loi veil de 1975 sur le droit à l’avortement avant les 12 semaines d’ammhénorré. - Un autre stade de développement est celui de l’apparition d’une capacité sensitive chez l’embryon, donc d’une capacité à souffrir lors d’ une IVG ou IMG. - Un autre seuil est celui de l’apparition de centres cérébraux, indispensable à la conscience

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